3 novembre 2026 · 8 min de lecture

Checklist : 25 points à vérifier avant de mettre votre application en ligne

Avant de lancer une application, vérifiez vingt-cinq points répartis en six familles : authentification, droits d’accès, données, secrets, configuration web et exploitation. Les huit premiers — accès et base de données — évitent à eux seuls la plupart des incidents. Chaque point se contrôle en moins de dix minutes.

Cette liste est volontairement courte et concrète. Elle part des familles de failles les plus fréquentes dans les applications générées par IA et dans le classement OWASP Top 10. Cochez chaque point, notez ce que vous ne savez pas vérifier : ce sont vos questions pour un audit.

A. Authentification (5 points)

  • 1. Toutes les pages et routes non publiques exigent une connexion, côté serveur et pas seulement dans l’interface.
  • 2. Les mots de passe sont gérés par un service éprouvé, jamais stockés en clair ni chiffrés maison.
  • 3. Les tentatives de connexion et de réinitialisation sont limitées par compte et par adresse.
  • 4. Les liens de réinitialisation expirent et ne fonctionnent qu’une fois.
  • 5. Les sessions expirent et sont révoquées à la déconnexion et au changement de mot de passe.

B. Droits d’accès (4 points)

  • 6. Chaque lecture, modification ou suppression vérifie côté serveur que la ressource appartient à l’utilisateur.
  • 7. Le rôle administrateur n’est jamais déterminé par un champ que l’utilisateur peut modifier.
  • 8. Les fonctions d’administration sont inaccessibles aux autres rôles, y compris par appel direct de l’API.
  • 9. Testé avec deux comptes différents : A ne peut ni lire ni modifier les données de B.

C. Données (4 points)

  • 10. La base de données a des règles d’accès activées sur chaque table (RLS, règles Firebase) et testées.
  • 11. Les fichiers stockés (images, documents) ont des règles d’accès : pas de dossier public par défaut.
  • 12. Les sauvegardes existent et une restauration a été testée au moins une fois.
  • 13. Vous savez quelles données personnelles vous stockez, et vous pouvez les supprimer sur demande.

D. Secrets (4 points)

  • 14. Aucune clé secrète (paiement, IA, administration) n’est présente dans le code envoyé au navigateur.
  • 15. Les variables préfixées NEXT_PUBLIC_, VITE_ ou équivalent ne contiennent que des valeurs publiques.
  • 16. Aucun secret n’est présent dans le dépôt Git, historique compris ; toute clé déjà publiée a été renouvelée.
  • 17. Les clés ont des limites : plafond de dépense pour les API payantes, restrictions de domaine ou d’adresse quand c’est possible.

E. Configuration web (4 points)

  • 18. HTTPS partout, avec redirection du HTTP et en-tête Strict-Transport-Security.
  • 19. En-têtes de sécurité présents : Content-Security-Policy, X-Content-Type-Options, Referrer-Policy, protection contre l’affichage en iframe.
  • 20. Cookies de session en Secure, HttpOnly et SameSite.
  • 21. CORS limité aux origines nécessaires ; pas de joker avec identifiants.

F. Entrées et exploitation (4 points)

  • 22. Toutes les entrées sont validées côté serveur ; requêtes de base de données paramétrées.
  • 23. Les envois de fichiers sont limités en type et en taille et stockés hors de la racine web.
  • 24. Les dépendances sont auditées (aucun paquet inconnu, aucune vulnérabilité critique connue) et les versions figées.
  • 25. Les erreurs ne divulguent pas de détails en production, et les événements sensibles (connexions, changements de droits) sont journalisés.

Ce que vous ne savez pas vérifier ?

Notez-le : c’est exactement le périmètre où un regard extérieur apporte le plus. Le scan gratuit couvre les points 14, 15, 18, 19 et 20 de l’extérieur ; l’audit couvre le reste, avec preuve et correctif.

Questions fréquentes

Cette checklist remplace-t-elle un audit ?

Non. Elle couvre les erreurs les plus courantes que vous pouvez contrôler vous-même. Un audit va plus loin : il teste la logique propre à votre application et prouve ce qui est exploitable.

Dois-je tout valider avant de lancer ?

Les familles « accès », « données » et « secrets » sont bloquantes : ne lancez pas sans elles. Le reste peut être planifié dans le premier mois, mais pas oublié.

Contenu général, non contractuel. Un audit sur périmètre signé reste le seul moyen de prouver l’état de sécurité d’une application.

Voir l’audit de sécurité